Accueil  |  Nos contacts  |  Newsletter Nous écrire  |  Webmail
Cultures

24 Aug 2010
Livre : Charly G Mbock fait sa «Décolonisation»

L’auteur a présenté son nouvel ouvrage jeudi dernier aux Editions Clé à Yaoundé.

«L’Afrique doit se rendre compte qu’elle a les possibilités de s’assumer, elle ne doit plus s’imaginer que pour être reconnu en Afrique, il faut aller au bord de la Seine, et surtout, aller défiler en France. Développer non plus cette intelligence de la soumission qui a caractérisée 50 ans de colonisation, mais de questionnement et de remise en question. Ceci parce que la France a raté sa mission civilisatrice, d’où l’urgence pour l’Afrique d’assumer sa mission décolonisatrice.» Précise Charly Gabriel Mbock lors de la dédicace de son essai jeudi dernier au siège des Editions Clé à Yaoundé.
Pour l’auteur de l’ouvrage «Décoloniser la France», l’Afrique doit aider la France à se libérer, même si elle ne reconnaît pas la liberté des autres pays et que l’Afrique avait déjà libérée la France de l’Allemagne ; se détacher de la France est un grand privilège pour l’Afrique, parce qu’elle va être libre et par conséquent va se sentir présente dans la gestion de ses affaires.

Il relève ainsi que l’urgence de se détacher de la France va du fait qu’il y a des problèmes tant sur le plan économique que sur le plan des conventions. Ici, le peuple ne se reconnaît plus dans la gestion de ses affaires.
Ainsi, il serait bon que les organismes internationaux développent la politique d’ajustement démocratique, qui consiste à donner la parole à ces pays pauvres et très endettés. Ceci va leur permettre d’être présents dans la gestion de leurs activités. Pour illustrer ses propos, Charly Gabriel Mbock s’est référé à des cas tels que Aes/Sonel et de la Snec qui ont été privatisés et, par conséquent mal gérés. Au Cameroun, les citoyens paient les factures d’obscurité à Aes/Sonel et les robinets sont toujours secs. Et pourtant, si les Camerounais avaient la possibilité d’investir dans leurs projets, cela serait mieux organisé et par ricochet, permettrait une transparence dans les affaires. Les pays d’Afrique doivent placer des mandataires dans leur gestion, lesquels doivent savoir qu’ils sont au service du peuple et par conséquent doivent toujours penser à rendre compte au bas peuple.

Josiane Afom (stagiaire)

   
 |   |  Nous écrire