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Vivre aujourd'hui

08 Feb 2010
Eau potable : Pénurie à la station d’Akom Nyada

Le site de captage qui approvisionne Yaoundé espère le retour impérieux des pluies.

Pendant ombien de temps la rareté de l’eau dans les robinets à Yaoundé et dans ses environs va-t-elle se poursuivre ? Sans doute pour longtemps encore tant le niveau d’eau à la station de captage et de traitement de la Camerounaise des eaux (Cde) basée à Akomnyada près de Mbalmayo ne donne point des signes d’espoir. Ces jours derniers, et comme on a pu l’observer vendredi dernier, le niveau d’eau a du mal à atteindre les trois mètres et demi; le minimum requis pour faire tourner les quatre pompes de cette usine aux dires de son principal responsable.

Selon Soulé Nkouandou le chef de station, la production journalière d’eau à destination de la capitale politique et de ses environs a connu une baisse ces dernières semaines. «Nous sommes passés de 102.000 mètres cubes par jour envoyés en temps normal à Yaoundé à moins de 100.000 m3. Nous voguons selon les jours entre 80.000 et 100.000 m3 par jour». Ce qui explique en partie la conjoncture actuelle. En partie seulement puisque d’autres facteurs rentrent en ligne de compte comme cette saturation des équipements utilisés dans le cadre du captage et du traitement de l’eau en direction des usagers évoquée par le directeur des exploitations de la Cde, Jean-pierre Nkamani, chez nos confrères de Cameroon Tribune dans son édition de jeudi dernier.

Curetage
Mais, à Akom Nyada, on ne croise pas les bras. C’est ainsi que depuis vendredi dernier, une équipe de quatre scaphandriers de la Under water service (Uws) basée à Douala a été sollicité par la Cde et est à pied d’œuvre. Sa mission, comme l’explique Alain Biyaga, est de «procéder au curage de la conduite de l’eau vers les pompes. Nous avons après avoir constaté que le passage d’eau était obstrué et que les pompes s’arrêtaient de temps à autre, décidé d’un curage par module. Il y en a quatre et nous en sommes au deuxième». Une célérité qui permet aux responsables de la station d’espérer que d’ici à quelques jours, les feuilles mortes, le sable, les branchages, les troncs d’arbre et autres plantes aquatiques qui empêchent l’eau de se diriger normalement vers les pompes cèderont place à l’eau et à elle seule. Ce qui permettra, assure M. Biyaga, «d’avoir une meilleure hauteur d’eau à la fin de notre travail». Ce qui est indispensable tant le niveau requis pour le bon fonctionnement des pompes doit être supérieur à 3,5 mètres.

En attendant donc les solutions prévues par les multiples accords qui sont en train de se mettre en place progressivement comme le soulignait Jean-pierre Nkamani dans l’interview sus-évoquée à Ct (la réhabilitation de la station de Mefou et le décaissement de 200 milliards de Fcfa par les autorités pour ne parler que de ceux-là), on fait des mains et des pieds à Akomnyada pour tenter de satisfaire du mieux que l’on peut des besoins en eau qui pour Yaoundé seulement s’élèvent à 160.000 m3 de consommation quotidienne. Et on n’oublie pas de croiser les doigts afin de voir tomber plus tôt la pluie cette année. Peut-être aussi que si els autorités en charge de l’environnement pensaient à débarrasser le bras mort du Nyong des plantes aquatiques qui y ont élu domicile au niveau de la station, ce serait aussi un plus que ne refuserait pas Soulé Nkouandou et son équipe.

Parfait Tabapsi

   
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