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09 Feb 2010
Analyse : The gender issue

L'homosexualité est un désastre ; trouver des solutions pour y remédier est le combat que l'humanité devrait gagner dans les prochaines années.

L'approche nouvelle du genre vise dit-on à promouvoir les droits de l'homme, et spécialement ceux de la femme, lésée par la nature. Mais ceci semble être un leurre, car derrière la noblesse d'une telle déclaration d'intention, se profile très clairement, l'idéologie la plus vicieuse que l'humanité ait jamais connue, celle du sexe, qui profitant de la globalisation se propage à la vitesse d'un virus. L'observation attentive des réalités issues de ce concept est édifiante dans la mesure où elle peut permettre de comprendre l'origine des dérives qui marquent comme un profond dérèglement social.
A l'exemple de ces manifestants français protestant violemment contre le don des poupées aux petites filles et des voiturettes aux petits garçons (le Père Noël ne saurait être à la mode du gender). Comme ces affaires camerounaises qui défraient fréquemment la chronique et où s'entremêlent homosexualité, politique, argent et meurtres. Ces deux exemples semblent relever du fait divers ou simplement anecdotiques. Il s'agit simplement paraît-il, du mode introductif de cette doctrine qui va par la suite pénétrer les Etats pour s'implanter au niveau politique.

En Occident, toutes les publications, sous peine d'être attaquées en justice doivent être gender sensitive. Recruteurs, chercheurs d'emplois, employeurs, employés sont désormais obligés par la loi d'en tenir compte. Les écoles, les collèges, les lycées, les universités, tous logés à la même enseigne. Un pasteur anglais est en prison pour avoir prêché que l'homosexualité est contraire à la morale.
Dans ce même pays, les oeuvres catholiques d'adoption sont progressivement contraintes à la fermeture parce qu'elles refusent de placer les orphelins chez des couples homo. On annonce une loi pour garantir l'égalité des genres, des orientations sexuelles. Une loi prévoyant de condamner lourdement quiconque s'opposerait par exemple, à ce qu'un prêtre soit marié ou homo. Au nom de laquelle, les monastères, les séminaires, les couvents et autres établissements non mixtes pourraient être contraints de fermer. On annonce également la suppression des messes publiques, la laïcisation de l'école confessionnelle, la suppression de l'enseignement religieux. Les prêtres sont invités à réduire leurs activités aux seuls prêches pendant les messes sous peine de poursuites pénales. Il faudrait étudier la loi pénale anglaise pour comprendre la nature de ces poursuites, dans ce pays où l'histoire retient que sous un certain Henri VIII, beaucoup de prêtres furent exécutés par écartèlement.

C'est l'éradication programmée de l'Eglise catholique, cette institution dont le rôle dans la préservation de l'éthique et de la morale ainsi que dans l'exercice de la vertu est incontestable. Bonjour le vice et l'immoralité.
Les Etats acculés par les puissants lobbies d'homosexuels et de féministes, cèdent devant cette idéologie. En Ouganda, une loi adoptée contre l'homosexualité n'a pu être promulguée. Les pays où cette pratique est proscrite subissent d'énormes pressions en vue de faire sauter les verrous législatifs. On assiste à l'autorisation des mariages et de l'adoption d'enfants par les couples homos. Il faut redouter qu'un tel totalitarisme déstabilise la société, puisqu'il semble s'attaquer particulièrement à certains de ses fondements les plus solides : la religion et la famille. On le voit, la question du genre est celle de l'homosexualité. Au Cameroun, la loi protège la société contre la mal plante de l'homosexualité qu'elle considère comme une atteinte aux mœurs. On peut seulement craindre qu'elle cède face aux pressions.

Fondements d'une doctrine contre-nature
A la base de cette pseudo philosophie, l'idée que le concept originel de genre, basé sur la personne humaine, que la nature a voulue homme et femme, c'est-à-dire le concept de sexe avec ses deux modalités, et la vie sexuelle qui en découle est contraire à celui d'égalité, à celui de liberté, bref aux droits de l'homme. Il faut donc le néantiser et créer de nouvelles modalités plus conformes. Chacun doit être libre de choisir son identité sexuelle qu'importe son sexe. L'égalité des sexes tant recherchée : masculin=féminin, se retrouve ainsi dans le sous-entendu : homo=hétéro (admirez le glissement !) traduisant l'égale possibilité dans le choix de l'orientation sexuelle (autre nouveauté langagière), et la liberté, dans cette possibilité.

Le genre est donc nié et redéfini. Les deux modalités d'origine imposées par le sexe sont changées par celles de l'orientation sexuelle librement choisie. Il faudra sans doute ajouter une troisième modalité pour tenir compte des sujets bilingues ainsi que sont appelés au Cameroun ceux qui se livrent aux rapports sexuels mixtes. Est considéré libre celui qui peut se laisser aller à ses pulsions sexuelles. C'est l'irrésistible montée des sens, le règne du sexe. La vie sexuelle perd sa fécondité et reçoit une nouvelle orientation. Elle n'a plus la procréation comme finalité. Elle devient ordonnée au seul plaisir. Voilà le virage décisif. Tels sont quelques uns des principes de base qui fondent la poussée de l'homosexualité, avec toutes ses dérives et son désir affiché de s'imposer. Il s'agit donc bel et bien d'une idéologie, puisque son fondement est négatif. C'est la négation du principe naturel de genre avec ses deux modalités originelles.

Il faudrait ici préciser ce qui est signifié par idéologie, qui naît toujours d'une opposition, d'une négation, et qui se développe sous le même schéma dialectique : thèse, antithèse, puis synthèse. On considère un principe de base, on le nie, puis on en tire un nouveau que l'on pourra soumettre au même traitement, et ainsi de suite. Mais le présent point de vue n'étant pas le lieu d'un tel exposé, il suffira simplement de rappeler que l'idéologie marxiste de terrible mémoire, est née de la dialectique du maître et de l'esclave (l'esclave s'opposant au maître), dialectique que Hegel a généralisée, donnant naissance au libéralisme, dont on cherche aujourd'hui comment se libérer.
G W F Hegel va très loin en opposant les différences et en les rendant contradictoires. La dialectique vise toujours le renversement des échelles, la déstabilisation des équilibres, le rapport de force et finalement la guerre. La différence de sexe sera interprétée de cette manière, posant ainsi dès le point de départ de la doctrine, son erreur.
La méthode dialectique permet certes de tenir des raisonnements qui paraissent très cohérents et très rigoureux, d'où son pouvoir de séduction. Mais dès le point de départ, l'idéologie qui en découle est négative, fausse et ne peut donc pas aboutir à une pensée réaliste, à une philosophie de ce qui est. Il s'agit d'un pur produit de la raison fondée sur l'erreur. Une activité basée sur une telle pensée, au mieux sera improductive, au pire aboutira à la ruine de l'homme.

Droits de l'homme contre loi naturelle
Qu'on se le dise, l'idéologie prise comme principe politique conduit à la tyrannie, et d'après l'absurde, de prémices négatives, on ne peut conclure positivement. Ce ne sera que sophisme et cruelle ratiocination. On ne peut pas, à partir de spéculations sur le sexe en tant que simple objet de plaisir, bâtir une pensée autre que fantasmes et imaginations vicieuses. C'est du moins ce que moi je dis.
Il faudrait également développer tout le point de vue de ce qui fonde une action bonne, l'activité positive, conforme à la vertu, source de vrais plaisirs. Le point de vue éthique, la pensée morale. Un tel développement est en dehors du présent propos.
Mais puisqu'on voudrait des principes conformes aux droits de l'homme, c'est-à-dire à son bien, à l'égalité et à la liberté, disons seulement que le premier des droits de l'homme, celui qui fonde tous les autres, est la loi naturelle. La nature qui nous est donnée doit être préservée et respectée, elle qui nous fait vivre et dont nous faisons partie. Elle est au dessus des lois.

Le législateur, doit tenir compte de cette loi naturelle, orientée vers le bien commun, le bien de la nature.
C'est-à-dire veiller dans les lois qu'il érige, à protéger et développer équitablement les potentialités naturelles des êtres humains à être toujours plus humains. C'est là un fondement sûr des règles sociales respectant l'éthique. C'est le rempart de l'activité vertueuse si souvent rappelé dans les discours des grands hommes politiques de notre temps, d'accord avec Platon qui dit que "Le législateur a le devoir d'inviter les hommes de la cité à la vertu et de les exhorter en vue du bien, dans l'espoir d'être entendu des amis de la vertu. Il a aussi le devoir d'imposer à ceux qui désobéissent ou qui se montrent trop ingrats, des punitions et des châtiments appropriés. Il doit enfin rejeter les incorrigibles hors de la cité." Même si cette dernière proposition peut être sujette à caution.

Quant au principe de liberté, il faut mettre en garde contre une conception stoïcienne qui la considère en contradiction avec la loi naturelle. Pour Nietzsche en effet, si Dieu existe, l'homme n'est pas libre. C'est le stoïcisme athée. Appliqué dialectiquement, ce principe -aujourd'hui atténué sous l'appellation de laïcité-, laisse libre cours au satanisme. Ce que nous disions tantôt de la base de l'éthique et de l'exercice de la vertu est mis en mal, car s'il n'y a pas de loi tendant à préserver la nature, alors s'installera celle de la jungle. Le prima de la force et du plus fort, finalement le pouvoir de l'argent qui est le nerf de la guerre, et qui demande à anéantir les autres. D'où cette idée de base, qui ne pouvait être que négation, opposition, contradiction d'un principe moral, afin de le détruire.
L'homme naît libre, c'est-à-dire avec tout son potentiel naturel, ou incapable. La liberté doit toujours être notre capacité à réaliser ce potentiel au service de notre bien personnel en harmonie avec celui de notre communauté. Elle grandira au fur et à mesure que grandira la communauté des bénéficiaires de ce bien. En désobéissant à ce principe, l'homme perd sa liberté.

Le bon combat : restaurer l'être, sauver la nature
Nous tenons les pulsions homosexuelles pour les symptômes d'un dérèglement de la nature humaine. Nous situons la maladie au niveau de l'intelligence et de la volonté, au niveau de l'esprit. Un dysfonctionnement de l'être. Il s'agit d'un mal être que la nature ne peut assumer qu'au mépris de sa propre survie. Les homosexuels ne doivent en aucun cas être les incorrigibles à rejeter hors de la cité dont parle Platon. Ce phénomène doit être un sujet d'études approfondies, d'enquêtes ontologiques visant à restaurer l'être. Il bénéficierait alors de l'attention de toute la communauté scientifique et intellectuelle. Toutefois, les homos seront tenus en respect de manière à ne pas ériger leur situation en règle générale, et dans ce sens intéresseront le législateur selon Platon.

Il en va des pulsions homosexuelles comme de la transsexualité. Nous voulons parler ici de ces personnes d'un sexe qui se ressentent plus de l'autre. Il en va également de ces autres qui présentent l'apparence visible de l'autre sexe. Certaines vivent ces dérèglements sans y faire attention, alors que d'autres en souffrent visiblement au plus profond d'elles-mêmes.
Comprendre ces dérèglements de la nature humaine et pouvoir y remédier serait une grande victoire pour l'humanité, en ces temps où des phénomènes naturels, souvent catastrophiques, semblent mettre en évidence un profond mal être de la nature tout entière, comme un désaveux de ce que l'homme lui fait. Tel devrait être nous emble-t-il, le combat auquel il faut inviter toute l'humanité menacée de néantisation.

Par Jean Pierre Ouloumou *
* Yaoundé, le 25 janvier 2010
jpouloumou@yahoo.fr

   
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