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Supplément communication

09 Feb 2010
Christian Lang : Le Messager de Wwf à Garoua

L’ex-journaliste du «quotidien de la rue des écoles» est le Communication Officer de l’Ong environnementale.

Huit mois déjà que les lecteurs assidus du quotidien Le Messager n’ont plus aperçu sa signature de ce journal. C’est que Christian Lang a décidé de changer de cap, après cinq ans passés dans cet organe de presse. Aussi s’est-il installé à Garoua depuis le 20 juillet 2009 dans le cadre de ses fonctions de Communications officer de World Wide Fund for nature (Wwf) pour la partie septentrionale du Cameroun. «En mai de la même année, cette organisation a publié une offre d’emploi dans la presse pour le recrutement d’un Communications Officer à Garoua. Remplissant les conditions, j’ai postulé. Quelques semaines après, j’ai été appelé à remplir un formulaire de renseignement avant de passer à l’interview puisque j’avais été présélectionné.

Au terme de l’interview, j’ai été retenu pour le poste. J’ai signé le contrat à Yaoundé avant de rejoindre mon poste de travail à Garoua», raconte le journaliste diplômé de l’Esstic, promotion 1999-2002. Il s’agissait en fait du second essai de Christian Lang dans cette Ong, après celui, infructueux, de 2007. Le travail quotidien de M. Lang consiste à assurer la visibilité du projet qui l’emploie tant auprès des partenaires que du grand public. Il est ainsi appelé à produire un magazine trimestriel, à fournir des informations pour le site web, à organiser la photothèque, à produire des dépliants et assurer le marketing de certaines aires protégées de son ressort territorial. L’ex-journaliste du Libéral (2003-2004) doit aussi assurer la visibilité de Wwf dans les médias tant sur le plan local que national.

Entre ses tâches antérieures de journaliste dans un quotidien et sa fonction actuelle de Communications officer, Christian Lang décèle des dissemblances. Lesquelles, d’après lui, participent à rendre son nouveau challenge plus exaltant. «La principale différence est que le journaliste, dans ses activités de collecte et de traitement de l’information, côtoie des personnes aux technicités diverses, car dans notre contexte il n’y a pas de cloisonnement hermétique. Même lorsqu’un journaliste est affecté dans une rubrique précise, il est appelé à intervenir de temps en temps dans d’autres rubriques. Pour ce qui est de la communication institutionnelle, vous êtes appelé à travailler davantage avec des gens qui ont pratiquement la même culture en faisant des efforts de mise à niveau. En plus, en communication institutionnelle, il faut être un peu journaliste, un peu relationniste, un peu photographe, un peu secrétaire de rédaction, un peu négociateur, un peu conseiller, etc.», déclare t-il.

L’autre différence, selon lui, réside dans le fait que le journaliste, dans un quotidien, est acteur de l’information qu’il met en scène, alors que le communicateur, quand bien même il est journaliste de formation, devient spectateur de l’information, même si de temps en temps, il met aussi les faits en scène dans le cadre de certaines publications. «Mais c’est limité. Travaillant en grande partie avec les spécialistes de la conservation, il faut faire un effort intellectuel de s’arrimer à leur niveau de compréhension, surtout pour être à même de répondre aux sollicitations extérieures. C’est donc un environnement nouveau qui me permet d’élargir mon champ de connaissance», avoue t-il. Admirateur de feu Abed Négo Messang, «pour son verbe juste et son esprit iconoclaste», Christian Lang ambitionne de toujours «mouiller le maillot pour être un bon joueur qui évolue dans de bonnes équipes avec des performances éloquentes». A 34 ans, cette ambition est loin d’être démesurée.

Georges Alain Boyomo

   
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