09 Feb 2010
Zoom : Assainissement et viabilité économique
Le financement de la presse camerounaise sera certainement l’une des pierres d’achoppement des prochains états généraux de la communication. C’est connu, à côté des médias publics qui bénéficient des subventions de l’Etat et de la redevance audiovisuelle, la plupart des médias camerounais d’obédience fonctionnent dans la précarité. Le montant de l’aide publique à la communication privée (250 millions Fcfa) est jugé dérisoire par de nombreux éditeurs de presse. Ces derniers exigent l’application des accords de Florence et du protocole additionnel de Nairobi sur l’exonération de certains intrants qui entrent dans la fabrication des journaux.
Les débats devraient également porter sur l’assainissement de l’espace médiatique. La carte de presse constitue à n’en point douter l’un des éléments décisifs pour y parvenir. Malheureusement cette pièce est boudée par le gros de la confrérie parce qu’elle ne donne droit à aucune facilité majeure à son détenteur, entre autres raisons. La commission de délivrance de la carte de presse est ainsi coincée par cette exigence. Autre forte attente des hommes des médias, l’accès à des médias à capitaux publics à l’information officielle. Si des efforts sont déjà déployés dans ce sens par le ministre de la Communication, Issa Tchiroma, beaucoup reste à faire.
G.A.B
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