30 Jul 2010
Formation : Des infirmiers à l’école de la prise en charge
28 personnels des projets Vih de «Médecins sans frontières» viennent de passer 10 jours de travaux à Douala.
Jean Gérard Foumou est tout excité de retrouver la localité d’Akonolinga, dans la région du Centre. Il a en effet hâte de mettre en pratique les nouvelles méthodes de prise en charge des malades chroniques dont il vient de bénéficier à Douala. Ce sont ses patients atteints d’ulcère de buruli qui vont en profiter. «L’ulcère de buruli est une maladie qui se manifeste essentiellement par l’apparition des blessures plus ou moins béantes aux bras et aux jambes», explique-t-il en succint. C’est dire que le quotidien de cet infirmier quadragénaire n’est pas chose aisée. Cela fait trois ans qu’il travaille à Akonolinga dans le cadre du projet «ulcère de buruli» initié par l’organisation internationale «Médecins sans frontières» (Msf).
Sa journée n’a rien à envier. Avec une équipe d’une vingtaine de personnes, il s’occupe des 142 malades atteints d’ulcère de buruli que compte Akonolinga. Chaque jour, sa tache consiste à faire des pansements des plaies, prodiguer des conseils, procéder à la petite chirurgie, assurer le suivi psychologique, entre autres. Pour ce, il faut faire fi des mauvaises odeurs qui émanent des blessures des patients pour leur témoigner de l’amour. Une feuille de route quelque peu éreintante en somme. Mais au terme de 10 jours de recyclage à Douala, M. Foumou semble avoir repris du poil de la bête. Durant 10 jours, lui et 27 autres Msf travaillant sur l’éducation thérapeutique du patient, ont pris part à une formation sur le renforcement de leurs compétences en la matière. Ils ont appris à faire preuve de patience et d’abnégation dans l’exercice de leur travail.
Y prenaient part, des ressortissants de 7 pays africains suivant les projets Vih de Msf qu’ils animent dans leurs contrées respectives. Le Mozambique, le Burkina Faso, le Cameroun, la République centrafricaine, la République démocratique du Congo, le Malawi et la Guinée Conakry étaient ainsi représentés. Annette Ravaud, «référent éducation thérapeutique du patient» pour Msf –suisse, par ailleurs coordonatrice de la formation à Douala, s’est dite satisfaite du déroulement de l’apprentissage. Les participants ont reçu des parchemins. C’est la seconde fois que Douala abrite une formation annuelle. Cette dernière s’inscrit dans la dynamique du projet Atar, projet d’amélioration du traitement antirétroviral initié en octobre 2009 par la section suisse de Msf, à l’hôpital de district de Nylon, à Douala.
Monique Ngo Mayag
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