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Economie

03 Jul 2009
Entreprises : Un concurrent pour Air Liquide et Fme gaz

Gaz industriels et médicaux (Gim), spécialisée dans la transformation de l'air en gaz vient de tripler sa production.

Sur le marché camerounais, Air liquide et Fme gaz se présentaient comme les leaders incontestés. Non seulement par leur ancienneté sur le terrain, mais aussi parce que ces deux entreprises qui font presque dans le même domaine que Gaz industriels et médicaux (Gim), c'est-à-dire la transformation de l'air ambiant en gaz industriel et/ou médical, étaient plus connues du grand public. Depuis sa création en 2004, l'entreprise Gim située dans la zone industrielle de Bassa à Douala et appartenant au groupe Fokou a évolué dans une relation stricte avec les seuls clients. Vendredi 26 juin dernier, les portes de l'entreprise ont été ouvertes à la presse.

C'est donc cette entreprise, en voie de certification Iso 9001, qui est désormais à la quête du marché sous régional qui s'offre. Spécialisée dans la transformation de l'air ambiant en gaz industriel et médical, elle commercialise, d'abord, pour les services de certaines industries les gaz industriels comme l'oxygène, l'acétylène, l'azote gazeux et liquide et l'argon. Ensuite, des gaz alimentaires comme l'azote gazeux et liquide haute pureté, le gaz carbonique. Les gaz spéciaux et de laboratoire (hydrogène, hélium, protoxyde d'azote, étalon) et les mélanges précis de gaz sont aussi produits. A ces gaz, s'ajoutent les accessoires de soudage, de coupage, de brasage, de chauffage et de protection individuelle. Dans le secteur médical, on y vend aux hôpitaux de l'oxygène, l'air médical, des gaz souvent utilisés dans les salles de réanimation.

A écouter le chef de pôle industriel du groupe Fokou, Antony Bokaire, l'on retient que l'entreprise vient de tripler sa capacité de production. "On est passé d'une colonne de 400 mètres cubes à trois colonnes par heure, ce qui donne 1200 mètres cubes par heure", indique ce responsable. "C'est notre capacité réelle de production. Mais actuellement, nous travaillons à 50% de nos potentialités", précise le directeur général. Ce dernier souligne que l'objectif de cette entreprise qui emploie une quarantaine d'employés est aujourd'hui focalisé sur la conquête du marché sous régional. Quelle est donc la part de marché de cette entreprise qui se vante d'être la meilleure au point de vue qualité des équipements et qui compterait dans son portefeuille des entreprises importantes comme la Sonara, la Sosucam, le Chantier naval et industriel du Cameroun, Alucam, Guinness Cameroon et certains hôpitaux ?

"N'ayant pas les statistiques des autres concurrents, il nous est aujourd'hui difficile d'évaluer notre propre part de marché ", affirme le responsable de Gim. Même si par ailleurs, poursuit-il, "l'entreprise était 15% moins cher que ses concurrents il y a quelques années". De manière concrète, il revient donc à dire que grâce aux coûts de Gim, les autres acteurs du secteur ont été obligés de revoir leurs prix à la baisse de 15%. Une affirmation qui n'est pas tout à fait confirmée par certains acteurs du marché. Ces derniers brandissent comme argument la concurrence non loyale de certains acteurs qui agissent à la limite de la clandestinité.

Lazare Kolyang

   
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