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Supplément sport

03 Jul 2009
Anny Curty Oyono : Sur les traces de maman

La fille de Marie-Dolly Oyono, l’entraîneur national d’athlétisme, pratique l’heptathlon.

A 20 ans, elle a à son compteur 25 médailles donc 10 en or, 10 en argent et 5 en bronze. "La majorité de mes médailles ont été remportées au championnat d'Afrique centrale cadet-junior où j'ai été championne. Avec 7 médailles remportées, j'ai reçu le trophée du meilleur athlète". Ces jeux se sont déroulés à Maroua. Cinq ans seulement après avoir été convertie aux épreuves combinées par Marie-Dolly Oyono, sa maman, par ailleurs entraîneur de l'équipe nationale d'athlétisme et championne du Cameroun des épreuves combinées, Anny Curty Oyono a pris goût: "J'ai commencé à pratiquer ce sport quand je voyais ma maman aller dans les grandes compétitions et s'entraîner de temps en temps. J'ai été marquée par ses exploits et ses performances", confie l'athlète. Elle ajoute : "Parfois, elle défiait les garçons lors des entraînements".

Au départ, Oyono Curty, comme elle préfère se faire appeler, pratiquait le handball. Après sa première médaille, elle a tourné la page. "Ma première médaille c'est au championnat d'Afrique centrale lors d'une compétition où je suis allée en expérimentation. Et c'est là que j'ai appris les techniques du saut". Maintenant, elle est prête à relever les grands défis et ambitionne remporter encore plus de médailles pour son équipe et au Cameroun.
Athlète des épreuves combinées (heptathlon) elle a réalisé ses meilleures performances au saut en hauteur ces deux dernières années. Elle a notamment remporté une médaille d'or aux Dixiades en décembre 2008 et aux récents Jeux universitaires. "Et depuis qu'on compéti au championnat national interclubs, je ne fais que gagner et maintenir ma performance".

Sa motivation, Oyono Curty la tire du fait qu'on parle du favoritisme du au fait qu'elle est entraînée par sa maman qui est également coach national. "J'ai pris conscience de ce que je fais en dépit de tous les préjugés. Je veux prouver le contraire par le travail. C'est pour moi un défi". En plus de cela, Elle a d'autres desseins comme "les opportunités de voyage, les honneurs, tous les avantages que le sport procure… les médailles etc." Le fait qu'elle ait pour entraîneur sa propre mère n'est pas sans embarras. Caprices et sérieux faisant difficilement bon ménage. "C'est souvent difficile parce qu'il arrive des moments où les choses se mélangent, puisque c'est ma mère d'abord".

C'est depuis 2004, alors qu'elle est encore au lycée, qu'Oyono Anny Curty intègre l'équipe d'Aes Sonel. Mais quand arrivent les Jeux Universitaires, elle compétit pour le compte de l'université de Yaoundé II, où elle est étudiante en deuxième année II en faculté des sciences politiques et juridiques. Et après, "l'université ne peut pas me prendre en charge pour toutes les compétitions parce que leur priorité c'est l'école, et le sport est secondaire". Pour le Grand Prix de demain au stade omnisports qui regroupera plusieurs équipes africaines, elle compte encore gagner des médailles.
Pour Oyono Anny Curty, la pratique de l'athlétisme relève de l'amour simple : "Je fais ce sport pour moi d'abord. En athlétisme, il n'y a pas assez d'argent. Donc, si tu n'aimes pas ce que tu fais, tu va arrêter". Son model en athlétisme c'est sa mère, "puisque je pratique la discipline qu'elle a pratiquée et elle est entraîneur nationale des épreuves combinées".

Iliassou Kpoumié (stagiaire)

   
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