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Supplément sport

03 Jul 2009
Josep Nane Eoné : Le Kenya sera difficile à manœuvrer

L'entraîneur national fait le point des préparatifs.

Comment se déroule le stage?
Le stage se déroule dans de bonnes conditions. Nous bénéficions du nouveau Palais de sports. Ce qui fait que nous travaillons, je dirais, dans des conditions idéales. Nous avons plus de 20 ballons avec lesquelles nous travaillons. Ajouté à cela, toutes les filles du terroir sont là et nous n'avons pas de bobos pour le moment. Je regrette juste le fait que nous ayons eu sept jours de stage. Ce qui est assez pénible pour nous parce qu'avec la gamme de choses que nous avons à travailler, je ne sais pas si on pourra achever. Mais, pour le moment, les filles réagissent bien.

Faites-nous un descriptif de votre groupe (forces et faiblesses) ?
Pour le moment, il y a une discipline au sein du groupe. D'autre part, les filles du terroir que nous avons convoquées jouent, pour la majorité, ensemble depuis un certain nombre d'années. En terme de cohésion, elles commencent déjà à se comprendre. Le gros problème que nous avons se trouve au niveau de la technique individuelle. Ceci nous fait défaut parce que n'ayant pas d'infrastructures depuis de longues dates, nous n'avons pas pu la travailler. Ce qui fait qu'à un moment donné, on constate encore beaucoup de déchets dans le jeu des joueuses. Surtout au service, à la réception et à la relance où il n'y pas de régularité. Nous nous attelons pour que tout cela soit réglé avant la date de départ.

Que savez-vous de vos adversaires ?
Nous connaissons très bien le Sénégal contre qui nous avons joué récemment au Nigeria. Le Sénégal a de nombreuses individualités. C'est d'ailleurs ce qui fait sa force. Mais il leur manque la cohésion. La dernière fois que nous avons jouée contre la Tunisie, aux Jeux Africains de 2007 à Alger, nous l'avons battu 3 sets à 0. Mais entre 2007 et aujourd'hui, beaucoup de choses peuvent avoir changé. Le gros problème que nous aurons c'est le Kenya. Déjà, nous allons jouer au Kenya qui fait partie des deux meilleures sélections africaines à avoir déjà pris part aux Championnats et à la Coupe du monde de volley-ball. Le fait que nous ayons eu, il y a deux mois, à jouer au Kenya contre certaines de leurs équipes, nous a montré leur niveau de jeu parce que la plupart des filles rencontrées font partie de la sélection nationale. Le travail que nous faisons actuellement au Palais des ports est de voir comment on peut contrecarrer les attaques kenyanes.

Pourquoi avoir convoqué Rebecca Ngo Nkot qui sort à peine de maternité ?
Déjà, son passé assez glorieux a fait que l'équipe du Cameroun ait connu plusieurs victoires. Mais avant de la convoquer, nous avons tenu à avoir des informations sur Ngo Nkot avant qu'elle n'arrive. Bien que sortant de maternité (donc elle avait arrêté de jouer), elle a signé dans un nouveau club. Ce qui veut dire qu'elle a prouvé quelque chose avant. C'est pour cela que nous l'avons appelée. D'autre part, elle peut encadrer ses jeunes sœurs. En dehors de cela, le simple fait qu'elle soit dans cette équipe est un atout. Elle a le coup d'œil, la réception et le contre. Ce qui constitue des atouts car dans une équipe, il faudrait que chacun apporte un peu du sien pour parvenir à la victoire. Le fait qu'elle soit venue plutôt que tout le reste fait en sorte qu'elle s'intègre plus facilement. C'est un peu difficile. Mais nous pensons que d'ici mardi, elle pourra atteindre un certain niveau que nous souhaitons lui imprimer.

Propos recueillis par B.M.B.

   
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