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Un fait un jour

11 Mar 2010
Regard : Au nom de la relance

Les opérateurs africains de la filière coton se réunissent donc ce matin à Yaoundé, la capitale camerounaise, pour trouver des voies et moyens pouvant permettre de procéder à la relance de la filière. Pour cette importante manifestation sur fonds de cri de détresse, les professionnels africains du coton ont fait appel à des experts internationaux pour leur prêter leur expérience et les perspectives de recherche.

Parmi les principales possibilités qui s'offrent à eux, celle devenue inéluctable de l'assimilation à la culture jusqu'ici pratiquée dans les pays, des organismes génétiquement modifiés (Ogm). Cette projection déjà en cours au Burkina Faso et d'autres pays d'Afrique occidentale passe pour être l'avenir de la culture du coton en Afrique. Elle devrait d'ailleurs l'être encore davantage dans les années futures, tant les partenaires multilatéraux viennent de saluer les bons résultats enregistrés par le Burkina Faso notamment.
Au Cameroun, la Sodecoton qui tient son conseil d'administration dans les prochaines semaines selon des sources internes à cette entreprise, pourrait présenter une légère embellie. En effet, apprend de l'intérieur de l'entreprise, pour la première fois depuis quatre ans, les comptes de l'entreprise s'annonce rééquilibrés.

Ceci survient au moment où les pouvoirs publics si réticent à l'avènement des Ogm, ont fini par autoriser la culture du soja dont l'huile est le principal facteur de cette amélioration de la situation financière quasiment au creux de la vague depuis quelque temps.
Avec l'évolution de la recherche et le débat qu'on imagine fort nourri à Yaoundé dès ce jeudi, il est fort à parier que l'Etat va lâcher du laisse pour permettre l'incontournable relance de la filière fût-elle par la méthode jusqu'ici la plus rejetée : le dopage de la production par les Ogm. Le Cameroun qui a accepté de faire corps avec la mondialisation en intégrant une telle donne, s'engage au nom de la relance à prendre date avec l'histoire. Celle des 25 millions de producteurs africains dont la vie désormais en péril s'est écrite grâce au coton depuis des siècles.

Léger Ntiga

   
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