|
|
|
| Directeur de la Publication Alain Blaise Batongue |
| |
 |
| |
| |
» Quotidienmutations
SPORT | 29 Dec 2008
Jean Marie Akono Ze : Les autres candidatures ne sont pas légales
Le président sortant de la Fécaboxe évoque le règlement intérieur pour exiger une disqualification de ses challengers. Recueillis par Junior Binyam
Qu'est ce qui vous décide à vous représenter pour briguer un nouveau mandat à la Fédération camerounaise de boxe ? On ne peut diriger la Fécaboxe que si on est membre ou dignitaire. C'est ce que le destin a voulu. Je me retrouve à la tête de celle-ci en tant que dignitaire, autorité traditionnelle. Je suis membre du Conseil d'administration du Comité national olympique et sportif du Cameroun, membre du Comité exécutif de la Confédération africaine de boxe (Cab), membre du Comité exécutif de l'Association internationale de boxe (Aiba), qui, en plus, m'a doté de statut d'officiel technique international des compétitions par elle organisée. Quand je suis arrivé à la boxe, je me suis dit qu'il est enfin temps de permettre aux boxeurs de pouvoir vivre des retombées de la discipline qu'ils ont choisie. Durant ce mandat qui s'achève, les boxeurs camerounais ont eu à percevoir des millions. La Fécaboxe a bénéficié de la très haute et constance sollicitude du chef de l'Etat. A ce titre, le Cameroun a organisé, sur ses propres terres en l'espace de six mois, deux championnats du monde de boxe professionnelle. Le Cameroun est l'un des rares pays en Afrique disposant d'un potentiel des boxeurs professionnels évoluant à l'étranger que nous avons fini de répertorier. Avec l'ouverture prochaine des portes du Palais des sports, et mon statut de membre du Comité exécutif de l'Aiba, qui entend mettre sur pied la Ligue mondiale qui gérera la boxe professionnelle, je crois que je pèserai de tout mon poids pour que des réunions de boxe professionnelle se tiennent au Cameroun. Autre chantier majeur à achever, celui de la boxe féminine que j'entends introduire dans la Ligue mondiale de boxe et conduire aux Jeux olympiques de Londres en 2012. J'ai pu user de mes petits et modestes moyens personnels pour faire en sorte que l'équipe nationale de boxe soit présente à toutes les compétitions au niveau continental et international. C'est cette présence qui a permis d'aligner trois pugilistes aux Jeux olympiques 2008. Autant de raisons qui motivent ma candidature de ce jour.
Vous faisiez partie du collectif des présidents de fédérations qui ont émis des réserves à la suite des circulaires du ministre des Sports et de l'Education physique relatives au renouvellement des exécutifs fédéraux. Est-ce que les divergences sont dissipées à la veille du scrutin à la Fécaboxe ? Chaque fédération est régie par des textes organiques élaborés en étroite collaboration avec les associations internationales auprès desquelles les fédérations nationales sont affiliées. Ces textes, une fois élaborés sont déposés au ministère pour approbation. Ce qui a été fait concernant la Fécaboxe. Les élections des Assemblées générales ordinaires électives doivent se dérouler conformément aux textes organiques de la Fécaboxe. Et nous y mettons un accent particulier. Les instructions ministérielles 406 du 31 octobre 2008 et 482 du 28 novembre 2008 n'envisagent pas l'organisation de nos assemblées électives de la même façon que nos textes. Lorsque nous avons mis sur la table les textes confectionnés par l'ancienne équipe lors de notre premier Conseil d'administration en 2005, nous n'avons pas jugé important de les amender, parce qu'il n'y avait pas d'éléments mettant en péril l'organisation de nos compétitions, ou de nos activités. Nous avons tenu une copie au ministre des Sports, étant donné que l'ancienne équipe l'avait déjà fait.
Il est quand même difficile d'être juge et partie puisque c'est votre l'équipe qui a la charge conformément à vos textes de conduire le processus électoral ? Nous n'avons de difficultés particulières parce que nous restons légalistes. Les instructions ministérielles disent que peut être éligible, tout candidat jouissant de ses droits civiques n'ayant jamais encouru une peine de condamnation et puis s'il n'a pas été suspendu ou quitus lui a été refusé pour sa gestion antérieure. Or, les textes organiques de la Fécaboxe précisent à condition d'avoir été membre de l'Assemblée générale, du Conseil d'administration ou du bureau exécutif pendant le mandat qui s'achève. Justifier de sa carte de membre et du paiement régulier de ses cotisations statutaires. Nous entendons appliquer ces textes rigoureusement…
Ceci entraîne de fait la disqualification de votre prédécesseur, Bertrand Mendouga, candidat déclaré à la présidence de la Fécaboxe? C'est pour cela que je n'ose même pas parler de candidature en ce qui le concerne ni en ce qui concernerait quelqu'un d'autre. Si M. Mendouga savait qu'il devait revenir un jour où l'autre, il serait resté membre du Conseil d'administration, s'acquitter régulièrement de ses cotisations statutaires qu'il se présenterait aujourd'hui sans problème. Malheureusement il était sorti durant l'Olympiade qui s'achève 2005-2008, il n'a été présent à la boxe nulle part. On ne saurait donc parler de candidature en ce qui le concerne. Conformément aux textes, nous avons attiré l'attention du ministre, parce que, heureusement, il faut le dire, l'instruction nous donne la possibilité de contester les choix des candidatures 24h après la publication de celle-ci. Nous avons appris par voie de presse aujourd'hui (Ndlr, mercredi 24 décembre) qu'il existe trois candidatures au poste de président de la Fécaboxe. Nous avons tenu à attirer par écrit l'attention de M. le ministre en prenant soin de mentionner ce que l'article 8 de notre règlement intérieur stipule et en sollicitant l'irrecevabilité, le rejet pur et simple et l'annulation des listes pour permettre à l'Assemblée générale élective de la Fécaboxe de se dérouler légalement et calmement.
|
|
|
| |
| |
|
|
|
|
|
|