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| Directeur de la Publication p. i. Alain Blaise Batongue |
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» Quotidienmutations
SUPPLEMENT COM | 29 Jul 2008
Pression médiatique : L’affaire Laurence Vergne refait surface
n autre journal français est revenu le 7 juillet dernier sur la mort de cette biologiste au Cameroun. Justin Blaise Akono
Le 5 janvier 2007, Laurence Vergne, 31 ans, une biologiste française a été tuée par balle à Yaoundé, où elle travaillait sur des thérapies contre le Sida. La procédure judiciaire n'a pas encore produit des résultats. "Sud Ouest", un journal régional français revient sur l’affaire à travers la plume du Camerounais Norbert Ouendji Ngatta, qui s’est rendu au Cameroun en mai dernier pour essayer de faire le point. Le journal, d’entrée de jeu, estime que l’enquête s’enlise et donne la parole à un responsable d’une association de défense des droits de l’homme au Cameroun.
Madeleine Afite, responsable de l'Action catholique contre la torture (Acat) et de la Maison des droits de l'homme du Cameroun (Mdh) accuse Paul Biya, le président camerounais, d’"avoir installé le pays dans l'insécurité", dénonçant au passage la "mascarade judiciaire qui entoure ce dossier sensible". Le journal souligne que, malgré les engagements pris par le président devant la famille de Laurence Vergne lors de sa visite en France en octobre 2007, les proches de la victime sont inquiets à l'idée que ce crime subisse le même sort que de nombreux autres restés sans suite depuis plusieurs années au Cameroun. "La direction de la justice militaire suit cette affaire avec beaucoup d'attention", a confié au journal, sous le couvert de l’anonymat, un officier de l'armée pour qui "plusieurs réunions ont été organisées au Premier ministère à ce sujet". Il a même ajouté que le gouvernement camerounais est "très peiné" par le drame.
Côté français, rappelle le journal dont l’enquêteur, dans le cas d’espèce, connaît bien le Cameroun, une procédure judiciaire a été lancée par la famille de la victime, qui a porté plainte à Paris en juillet 2007. À l'appui d'une convention judiciaire franco-camerounaise, le juge d'instruction saisi a lancé une commission rogatoire internationale, mais, à Yaoundé, selon lui, aucune information pertinente ne filtre sur l'avancée de ce dossier. " Amadou Ali, vice-Premier ministre chargé de la Justice, avait pourtant affirmé à la télévision camerounaise que les autorités judiciaires locales étaient disposées à coopérer avec leurs homologues françaises, même s'il avait banalisé les faits en s'interrogeant sur ce que faisait la jeune Française sur le lieu de son assassinat à cette heure-là avec les personnes avec qui elle se trouvait ", souligne "Sud Ouest".
Bien avant le journal "Sud Ouest", plusieurs médias français avaient déjà évoqué ce sujet, notamment Tf1, Libération, etc. Le matraquage médiatique observé dans la presse française autour de cette affaire, qui n’est certainement pas le premier cas d’étranger assassiné au Cameroun par des brigands, ne cache-t-il pas un dessein réel, ainsi que le commente un observateur averti, de mettre la pression sur les autorités camerounaises afin qu’ils élucident l’assassinat d’une… Française? Sinon, comment comprendre que la presse hexagonale ne se soit jamais émue de nombre autres assassinats non élucidés dont recèle l’histoire du Cameroun depuis quelques années. Ces dernièrs en date étant ces 40 tués des émeutes de février
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