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| Directeur de la Publication p. i. Alain Blaise Batongue |
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» Quotidienmutations
SYMBIOSE | 30 Jul 2008
Dieudonné Tchatat et Thierry M. Mambou : Un pas dans l’univers biomédical
Ils viennent de fabriquer des appareils utiles en biologie et médecine. Michel Ferdinand
Dans deux mois, l’université des Montagnes (Udm) à Bangangté délivrera ses premières licences en instrumentation biomédicale. Une façon de couronner les efforts d’un groupe de jeunes, engagés et ingénieux, qui ont fini par convaincre par la qualité de leur savoir-faire. Rien ne transparaît encore de la copie des membres du jury commis pour apprécier les différentes soutenances organisées à l’Udm il y a quelques semaines. Cependant, des spécialistes apprécient à leur manière les instruments biomédicaux présentés, à savoir un thermomètre électronique, un ph-mètre et un cardiotachymètre.
Dieudonné Tchatat fait partie de ce groupe. Il est d’ailleurs le concepteur de ce nouvel instrument qui pourrait, s’il est validé, permettre de mesurer aisément la température ambiante: "Je crois en ce travail. J’y ai mis assez de temps, sous le contrôle d’un enseignant chevronné, et pense qu’il s’agit d’une contribution dans le secteur biomédical", reconnaît Dieudonné Tchatat, âgé de 24 ans et actuellement étudiant en 3e année, option instrumentation biomédicale à l’Udm. Il n’est pas encore un spécialiste en la matière, mais n’hésite pas à décrire le thermomètre jusque dans les plus petits détails. Comme s’il avait contribué à la fabrication des premières gammes, disponibles sur le marché depuis longtemps. Une suite logique pour Dieudonné Tchatat qui a rêvé de se retrouver dans cet univers.
"Depuis mon jeune âge, j’ai toujours pensé que la meilleur manière d’aider l’homme, c’est de mettre à sa disposition des appareils pour ses soins de santé", se souvient-il. Ce qui n’était qu’un projet se transforme peu à peu lorsque Dieudonné Tchatat sort du lycée classique de Kousseri, le baccalauréat C en poche. Commence alors une autre aventure académique. Il passe deux années à l’Institut Siantou supérieur à Yaoundé, avant d’obtenir un diplôme de Brevet de technicien supérieur (Bts) en électronique. "Je n’ai pas atteint le sommet. Je sais qu’il y a encore du chemin à parcourir", relativise Dieudonné Tchatat. A côté d’un thermomètre électronique, un duo de la même université dont Thierry Menji Mambou, a mis trois mois de recherche pour concevoir et réaliser un ph-mètre.
Thierry Mambou, 26 ans, est quant à lui un pur produit des établissements scolaires d’enseignement technique. Après un Certificat d’aptitude professionnelle (Cap) obtenu au Cetic Charles Atangana à Yaoundé en 1999, il décroche un baccalauréat en électronique, trois ans plus tard, au collège polyvalent Martin Luther King à Bafoussam: "C’est à ce moment, dit-il, que j’ai commencé à croire que je me lancerai dans le monde de la technologie". Face à plusieurs options, Thierry Mambou imagine déjà ce qui l’attend. "Moi, je ne pensais qu’à l’électronique à cette époque". L’apprentissage se poursuit à l’Institut universitaire de technologies Fotso Victor à Bandjoun, où ses études sont sanctionnées en septembre 2004 par un Diplôme universitaire de technologie (Dut) en électronique. Ces deux étudiants viennent par cette trouvaille de franchir un pas dans la recherche biomédicale et comptent y faire carrière. Reste qu’ils auront besoin de soutiens multiformes, et notamment celui de l’Etat, pour fabriquer des appareils compétitifs.
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