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INSTITUTIONNEL | 13 May 2008
Université de Yaoundé I : Le système Lmd toujours incompris
Certains étudiants l'ont avoué à l'issue des journées d'orientation.
Lindovi Ndjio (Stagiaire)

L'édition 2008 des journées d'orientation académique et professionnelle (Joap) de l'Université de Yaoundé I (UyI) qui s'est tenue les 8 et 9 mai derniers au campus de ladite institution universitaire, n'aura pas achevé d'éclairer la lanterne de nombreux étudiants, cible principale de cette opération. Cela se révèle dans ce bout d'entretien entre deux étudiants de la faculté des sciences : "es-tu mieux fixé actuellement sur cette affaire de Lmd ?" et sa camarade de répondre : "je commence déjà à comprendre. Mais pas très bien". Et le garçon de lui avouer que "jusqu'ici, je ne me retrouve pas encore". Comme eux, de nombreux étudiants rencontrés au campus de l'université de Yaoundé I avouent ne pas du tout comprendre la signification fondamentale du système Licence-Master-Doctorat (Lmd) appliqué depuis le début de l'année académique aussi bien dans leur institution universitaire que dans toutes les autres universités d'Etat du Cameroun.
Entre autres activités organisés à cette occasion au campus de Ngoa-Ekelle, des expositions, des séances de d'accueil, d'informations et d'orientation dans les ateliers, des communications diverses liées au thème des Joap : "dynamique universitaire nouvelle et professionnalisation"; ou encore cette conférence donnée à l'ouverture des travaux par Bernard Bres, assistant technique de la coopération française sur le thème: "professionnalisation : un atout du système Lmd".

Problèmes
De l'avis du recteur de l'UyI, Mme Dorothy Njeuma, "toutes ces activités vont permettre aux élèves ainsi qu'au grand public de s'informer sur le nouveau système, son fonctionnement et ses implications sur le monde socio professionnel ". A propos, le professeur Daniel Abwa, directeur des affaires académiques et de la coopération dans cette université, est clair: "d'une manière générale, on peut estimer et ce, à juste titre, que l'organisation de ces journées a été à la hauteur des attentes".
Pourtant, le message ne semble pas toujours être passé. "Quand on explique, on a l'impression de comprendre, mais je ne vois pas encore ce qui a changé sur les cours qui étaient dispensés avant ; même pas la manière de les dispenser", témoigne Laurence N, étudiante en 2ème année biochimie. A en croire Angèle, sa camarade qui reprend la même classe, "les mêmes problèmes de laboratoires que nous avions l'an dernier n'ont pas toujours été résolus". L'étudiante souhaite "que l'on arrête avec les discours et que l'on mette en pratique ce qu'on nous dit théoriquement". Peut-être que "cela nous permettra de mieux comprendre ce qu'on dit".
On sait pourtant que de nombreuses occasions ont déjà été données aux responsables des différentes universités d'Etat du Cameroun pour mieux comprendre et faire connaître le système Lmd par les étudiants.
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