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| Directeur de la Publication p. i. Alain Blaise Batongue |
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» Quotidienmutations
SUPPLEMENT COM | 04 Mar 2008
Paul Eman Medjo : Mon rôle est de manipuler les appareils
Technicien d’exploitation au studio radio de l’Esstic , il explique les spécificités de son métier. Propos recueillis par Patricia Ngo Ngouem (Stagiaire)
Qu’est-ce qu’un technicien d’exploitation radio ? Le technicien d’exploitation radio est une personne qui assure la mise en ondes dans une station radiophonique. Il ne faut pas le confondre avec un technicien d’exploitation audiovisuelle, qui fait en même temps la radio et la télévision. Pour être concret, c’est celui qui manipule les appareils qui se trouvent dans la cabine technique d’une radio.
En quoi consiste votre travail ? En marge de la manipulation des appareils, mon travail est d’apprendre aux étudiants de l’Ecole supérieure des sciences et techniques de l’information et de la communication (Esstic), et particulièrement à ceux de la filière journalisme, comment s’y prendre pour manipuler les appareils techniques comme la console qui est la pièce maîtresse d’une station radio. Je leur apprends aussi comment enregistrer des magazines ou des émissions, comment assurer le montage, etc.
Vous parlez d’appareils techniques. Quels types d’appareils exactement manipulez- vous? Je travaille principalement avec des appareils comme le Nagra, le magnétophone de studio et la table de mixage. Ce dernier appareil est incontournable dans toute station radio. Le Nagra est un appareil qui prend la bande magnétique. Il joue le même rôle qu’un magnétophone, c’est-à-dire qu’il sert à enregistrer le son et à faire le montage.
Pensez-vous que ces appareils soient adaptés aux exigences de l’heure, qui est plutôt au numérique ? Si je prends l’exemple des appareils que je viens de citer, je dois dire qu’ils ne répondent plus aux exigences de l’heure, puisque nous sommes passés de l’analogique au numérique qui présente plus d’avantages. Or, les appareils que j’ai énumérés sont tous analogiques. Pour monter les éléments, par exemple, j’utilise les ciseaux et le scotch, ce qui me prend beaucoup de temps. Alors qu’avec un matériel numérique, comme un ordinateur, cela ne prendra pas assez de temps. Ce qui facilite le travail, car on travaille plus rapidement.
Quelles difficultés rencontrez-vous dans votre travail ? Il arrive qu’après avoir enregistré une émission de 30 minutes ou d’une heure sur bande magnétique, qu’on dépasse le temps qui nous a été demandé. Il faut alors procéder au nettoyage ou au montage, afin de rester dans la proportion de la commande. Et comme je travaille manuellement, ce n’est pas facile. Par ailleurs, quand vous travaillez avec une personne qui ne maîtrise pas les notions techniques d’une radio, vous risquez de vous retrouver dans des problèmes si vous êtes vous-même nerveux.
Cela revient à dire que ce métier nécessite une formation particulière. Avez-vous été formé ? J’ai d’abord appris ce métier sur le tas, c’est-à-dire quand j’ai été recruté à l’Esstic. J’avais trouvé un collègue qui maîtrisait le métier. Et comme j’étais intéressé, je venais souvent pour m’entraîner. Quand il a réussit son concours d’inspecteur de police, j’ai pris sa place. Mais même jusque là, je n’étais pas assez apte. J’ai obtenu une bourse du gouvernement français quelques mois plus tard, et je suis allé suivre une formation en France, à Radio France internationale (Rfi).
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