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| Directeur de la Publication p. i. Alain Blaise Batongue |
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» Quotidienmutations
SUPPLEMENT COM | 04 Mar 2008
Frédéric Suteau : Reporter permanent et athlète d’occasions
Journaliste à Rfi, il s’est rendu au pied du Mont Cameroun à Buea pour la couverture de l’ascension. Dippah Kayessé
De la cinquantaine de journalistes camerounais et étrangers accrédités à la dernière ascension du Mont Cameroun à Buea, il y en a un qui n’est pas passé inaperçu. Lui, c’est Frédéric Suteau. Non pas pour la couleur de sa peau ni de son petit gabarit, mais pour son omniprésence sur le terrain des reportages. Son micro sur lequel l’on pouvait lire au premier coup d’œil Radio France internationale (Rfi) d’une main, un bloc-notes de l’autre, sans se soucier de la forte canicule, il traînait partout ses chaussures entièrement recouvertes par la poussière du Molyko stadium à Buea, lieu de départ et d’arrivée des athlètes. "C’est la profession!", répondait-il à tous ceux qui voulaient s’apitoyer sur son cas. Malgré tout, le visage dégoulinant de sueur, Frédéric Suteau savourait son plaisir de recouper les informations auprès des athlètes, de discuter avec des confrères… Occasion était ainsi donnée à plusieurs de coller enfin un visage à cette inénarrable voix assez présente dans les émissions telles que "Mondial sports" de vendredi et "Afrique sports" de dimanche sur "la radio mondiale". Il y travaille, en effet, depuis 2000. Même si, lors de la dernière élection présidentielle en France, il était de tous les déplacements aux cotés de François Bayrou, candidat, pour le compte du service politique de Rfi. C’est depuis son enfance que Frédéric Suteau, né le 10 février 1974, va développer son goût pour le journalisme.
"Tout petit, au cours des longs trajets en voiture avec la famille, je m’amusais à inventer des reportages de matches de football", se souvient-il. Plus tard, c'est-à-dire en 1993, Frédéric Suteau passe le concours d’entrée à l’Ecole supérieure de journalisme de Paris en France. Au bout de trois années de formation, il décroche une maîtrise en sciences de l’information dans la spécialité radio. Autre succès, un test concluant à Rfi, qui lui ouvre les portes de pigiste avant la signature définitive du contrat de travail. "Ma passion a toujours été le sport et c’est pourquoi, une fois à Rfi, c’est dans ce service que je dépose mes bagages", affirme cet homme né en Clermont Ferrand, une région montagneuse de France. Profitant donc de cet environnement et comme tout jeune de cette région, Frédéric Suteau va s’intéresser à la course des montagnes et aux marathons. Actuellement, il prépare le marathon de Paris (42 Km de parcours) qui aura lieu en avril 2008. "Ce sera alors ma troisième participation et la meilleure performance remonte à la dernière édition, où j’ai occupé le 202e rang sur plus de trois mille participants", se souvient cet homme arrivé cette année au pied du Mont Cameroun à la faveur d’un partenariat entre la fédération camerounaise d’athlétisme et son employeur, Rfi.
"J’avais déjà couvert l’ascension en 2001. Cette année, j’ai le sentiment que bien que rendu à la 13e édition, l’organisation de la course fait toujours du sur-place", relève-t-il en passant. En 2001 Frédéric Suteau était allé jusqu’au premier refuge. Cette année, à cause de l’inaccessibilité de la piste, il s’est contenté de suivre le départ et l’arrivée des athlètes au stade Molyko de Buea. Il a également reproché aux organisateurs l’excès de protocole dans une manifestation essentiellement sportive. Malgré tout, l’ambiance valait bien la peine d’être vécue, a-t-il soutenu, à l’instar des Coupes d’Afrique des nations Mali 2002, Tunisie 2004, des tours cyclistes en Algérie, au Burkina Faso…, qui sont autant d’évènements sportifs qu’il a couverts en Afrique avec beaucoup de passion. Selon lui, ce sont des occasions inédites, assez enrichissantes dans la carrière de tout reporter. Il se souviendra ainsi à jamais des ambiances de rue, des nuits mouvementées de Buea, des manifestations culturelles… Avant de repartir en juin prochain pour la Coupe d’Europe des nations de football, Suisse-Autriche, et un peu plus tard pour les Jeux olympiques à Beijing, Frédéric Suteau dit avoir plein de récits croustillants pour son épouse et pour leurs deux fillettes, respectivement âgées de deux et quatre ans, au sujet de son récent voyage au Cameroun.
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