Directeur de la Publication Alain Blaise Batongue
   

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SPORT | 31 Dec 2008
Boxe : Retour gagnant de Bertrand Mendouga
Il est resté seul en lice après le refus de quitus au bureau sortant conduit par Jean-Marie Akono Ze.
Bertille Missi Bikoun

Certainement que le chef du département des finances sortant de la Fédération camerounaise de boxe a voulu dire autre chose. Toujours est-il qu'en déclarant ne "pas se reconnaître dans la gestion" de Jean-Marie Akono Ze, le président du bureau sortant et candidat à sa propre succession, Tagne Fogno Rigobert n'a pas permis que celui-ci obtienne le quitus de l'assemblée générale. Une déclaration sèche qui a jeté un froid dans la salle du Camp de l'Unité de Yaoundé où la vive tension qui a précédé le début du déroulement des travaux était palpable. La rivalité entre les partisans de Jean-Marie Akono Ze et ceux de Bertrand Magloire Mendouga était telle que l'on a parfois frôlé le pire. N'eut été la présence des forces de maintien de l'ordre, sûr que le ring du Camp de l'Unité aurait servit de terrain d'explication aux fidèles des deux candidats du jour.

Si la sortie du Cdf du bureau sortant a donc été malheureuse pour son camp, elle a surtout été fatale pour Jean-Marie Akono Ze dont la candidature a d'office été disqualifiée. Au grand dam de ses partisans. Alors qu'en face, l'on ne cachait pas sa joie. Puisque Bertrand Magloire Mendouga restait seul candidat en lice. Un retournement de situation spectaculaire quant on sait que pour le président sortant, la candidature de M. Mendouga était "illégale". M. Akono Ze disait s'appuyer sur les textes de la fédération adoptés par son prédécesseur qui était aujourd'hui en compétition avec lui. La candidature du président démissionnaire de la Fédération camerounaise de judo a été réhabilitée à la faveur de la circulaire du ministre des Sports et de l'éducation physique du 31 octobre dernier organisant le renouvellement des organes dirigeants au sein des fédérations sportives civiles nationales.

Bertrand Magloire Mendouga, qui avait dirigé la Fédération camerounaise de boxe entre 2000-2004, n'a donc pas eu de difficultés à se faire réélire. Puisqu'en face de lui, il n'y avait pas d'adversaire. Le scrutin uninominal du président, du premier vice-président, du secrétaire générale et du chef du département des finances a cédé la place aux travaux du conseil d'administration au cours duquel devaient être complétés les postes restés vacants du bureau exécutif.
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