Directeur de la Publication Alain Blaise Batongue
   

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CULTURE | 05 Sep 2008
Frank Olivier Ndema : Nous cherchons des salles pour la diffusion des films
Le délégué général du festival du film court annonce pour le mois prochain à Yaoundé le retour de cet évènement en hibernation.
Propos recueillis par Justin Blaise Akono

Où est passé le festival Yaoundé Tout court ?
Yaoundé Tout court a pris deux ans de repos après trois éditions, pour des raisons financières. Car, nous soutenons ce festival tous seuls. Il a fallu prendre du recul pour mieux relancer les activités. Ce festival se tiendra du 20 au 25 octobre prochain dans toute la ville de Yaoundé. Le festival s'appellera désormais Tout court. Car, lors de la troisième édition, nous avons décentralisé le festival. Nous l'avons organisé à Yaoundé et à Douala. Ayant des ambitions internationales, nous ne voulions plus circonscrire le festival à la seule ville de Yaoundé. D'ailleurs, le logo indique qu'il s'agit des Rific (Rencontres internationales du film court). Le concept reste le même : donner la possibilité à tous les réalisateurs de présenter leurs films et de compétir, en plus des ateliers de formation programmés.

Avez-vous l'impression, depuis la dernière édition, qu'il y a un engouement dans ce secteur du film de court métrage ?
Premièrement c'est l'école de cinéma. Deuxièmement, c'est la voie de sortie. Tous les réalisateurs sont passés par là. Pour réaliser un long métrage, c'est énormément coûteux. Il y a beaucoup d'engouement depuis la dernière édition. Tout comme le ministère de la Culture qui soutient le projet. Beaucoup de jeunes se sont engagés sur cette voie. Notamment la fiction qui reflète la tradition africaine. Les documentaires nécessitant beaucoup de recherches auxquelles on n'a pas toujours accès.

Qui est attendu à ce festival de la relance ?
Tout est encore sur le papier. Néanmoins, nous avons déjà des accords verbaux. Tout dépend des moyens disponibles pour pouvoir accueillir tout le monde. Les Camerounais par exemple, je n'en ai aucun souci, même s'ils attendent toujours la dernière minute pour s'inscrire. Pour le moment j'ai reçu plusieurs films espagnols et congolais. Il est à noter qu'il y aura un atelier de formation sur les techniques de mise en scène animé par des professionnels camerounais. Lors des précédentes éditions, nous avons eu des animateurs étrangers, notamment le réalisateur du Sitcom les Bobodiouf.

Parlant de réflexion, avez-vous pensé à la diffusion de ces films quant on sait que les dernières salles au Cameroun sont en voie de disparition ?
Ce sera l'une des préoccupations que nous allons aborder avec les professionnels du secteur. Notamment les diffuseurs, les chaînes de télévision. Il faut bien trouver des voies de sortie car, nous avons déjà des problèmes de salles au Cameroun. Car, les films de court métrage vont d'une minute à 26 minutes. Contrairement aux films de long métrage diffusé dans les salles de cinéma.
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