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SUPPLEMENT SPORT | 05 Sep 2008
Taekwondo : Une académie pour perfectionner les athlètes
Cette structure d'art martial outille également entraîneurs et arbitres de la discipline.
Jacques Eric Andjick

"A travers ma structure, je souhaite promouvoir et vulgariser le taekwondo au Cameroun. C'est pourquoi j'apporte mon savoir-faire et mon expertise aux pratiquants et aux officiels. De même qu'aux instructeurs, afin que, à leur tour, ils puissent former les jeunes Camerounais à ce sport". Mirtyl Noubissi Djoko, président d'une académie d'art martial à Douala a des objectifs bien clairs. Ce dernier, fort de son expertise de diplômé de l'académie d'état des sports de Saint-Petersbourg en Russie et de son grade de ceinture noire 3e dan en taekwondo dit vouloir apporter sa pierre à l'édification de cette discipline à travers sa structure créée depuis 2006 et légalisée le 25 février 2007. A ce jour, l'académie compte "entre 80 et 90 adhérents", selon son promoteur.

En plus d'un an d'existence, cette structure se distingue particulièrement dans l'organisation des compétitions de taekwondo. Notamment le "Djino" taekwondo dont la première édition a eu lieu le 22 septembre 2007 ; le mémorial Mamat Atoua le 15 mars dernier ; et le taekwondo master le 15 juin 2008 à Douala. Un gala de taekwondo a par ailleurs été organisé hier, 04 septembre 2008 dans la capitale économique par la même académie d'art martial.
A côté de ces compétitions qui permettent aux athlètes d'être en jambe, l'académie d'art martial organise également les stages pour encadreurs et arbitres. Le dernier en date a eu lieu le 14 mars dernier à Douala. Tandis qu'un premier stage, lui aussi consacré aux athlètes et arbitres, avait eu lieu du 21 au 22 octobre 2007 à Bafoussam. "Toutes ces réunions viennent pallier à l'absence totale des compétitions de taekwondo au Cameroun depuis des années", affirme Mirtyl Noubissi Djoko.

Hormis les compétitions et les stages organisés, l'académie d'art martial suit son programme. "Tout au long de la semaine, les athlètes s'entraînent individuellement. Et le dimanche matin, je les regroupe à l'Ecole de football des Brasseries du Cameroun pour un entraînement collectif", explique le responsable Mirtyl Djoko. Ce dernier voudrait dans un "futur proche", étendre sa structure aux jeunes novices en taekwondo. Originaire de Corée du sud, le taekwondo est un sport de combat où l'on utilise à 80% les jambes. Et pour le pratiquer, il est indispensable de protéger les parties du corps. Précisément les tibias et les avant-bras. Sans oublier que le thorax doit être protégé par un plastron.

Et si les taekwondokas camerounais ont brillé par leur absence aux derniers Jeux Olympiques de Pékin, la médaille de bronze glanée par la Française d'origine Camerounaise Gwladys Epangue dans cette discipline, peut être un stimulant. Outre le taekwondo, l'hapkido, également originaire de Corée du sud, est enseigné aux membres de l'académie d'art martial de Douala. Sauf que "c'est un art d'auto-défense où il n'existe pas de compétition. Et dans cet art, on utilise les coups de poings, les coups de pied, les projections, les multiples clés, les luxations et beaucoup de travail sur les poings vitaux. Et l'hapkido ne requiert pas de force particulière pour être efficace", conclut Mirtyl Noubissi Djoko, 2e dan d'hapkido.
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