Directeur de la Publication Alain Blaise Batongue
   

» Quotidienmutations
VIVRE AUJOURD'HUI | 05 Sep 2008
Bertoua : Malaise à la communauté urbaine
Quatre mois d'arriérés de salaire ont démobilisé les employés qui parlent de mauvaise gestion.
Sebastian Chi Elvido

Depuis l'amorce du mois d'août, qualifié par le collectif des agents communaux des communes de Bertoua 1er et 2è, comme mois de tous les soubresauts, des grandes angoisses à cause de la rentrée scolaire, les agents communaux, dont la majorité (environ 74) est aujourd'hui déversée à la communauté urbaine de Bertoua, sont dans un état d'inquiétude qui les a même poussés en date du 21 août 2008 à saisir par écrit, leurs deux employeurs au sujet de leurs quatre mois d'arriérés de salaire.

Pour remonter le cours de l'histoire, le collectif soutient que " Toute la transition allant du 31 juillet 2007 à ce jour n'a connu aucun indicateur de baisse de recettes ou d'approvisionnement ; il en est ainsi : des 30 millions de subvention du chef de l'Etat aux communes nouvellement créées qui sont intervenus dans le mois de novembre 2007 ; de la Direction des grandes entreprises qui a approvisionné le compte de l'ex-commune urbaine de Bertoua domicilié à la Beac de Yaoundé d'un montant de 37 millions en date du 22 mars 2008 ; deux trimestres de centimes additionnels communaux reversés à ces deus communes durant la période allant d'avril à juin 2008.

" En plus, les employés des deux communes se disent abusés par leurs employeurs qui, face à tant de mois d'impayés, ont préféré procédé au recrutement des stagiaires dont certaines vagues ont même déjà bénéficié de leurs rétributions mais surtout du fait que les deux trimestres de l'année budgétaire sont généralement les trimestres féconds en matière de recettes. " Comment donc comprendre au vu des éléments qui précèdent, tant de mois d'arriérés accumulés ? Voila qui pose, en clair, la grande problématique de la gestion qui a été faite de la période transitoire allant de juillet 2007 à ce jour ", écrit le collectif.

Décret présidentiel
Rémy Longuia Toutoura, maire de la commune de Bertoua 2eme, de même que Jean Pierre Wapie, maire de Bertoua 1er rejettent en bloc les accusations de mauvaise gestion portées contre eux par leurs employés. Pour les deux maires, " La période transitoire était gérée par la tutelle. Nous avons régulièrement payé nos employés depuis janvier que nous avons effectivement pris les choses en main. Ce n'est qu'à partir du mois de mai que nous avons commencé à avoir les problèmes parce ce que les recettes ont baissé considérablement alors que la masse salariale évaluée à enviros 5.500.000frs par mois et d'autres charges de la commune sont restés stagnants ", déclarent les deux maires qui affirment aussi que l'argent envoyé par les administrations citées par les employés a servi pendant la période transitoire à apurer 4 mois d'arriérés de salaire laissé par la défunte commune urbaine de Bertoua gérée en son temps par Jacques Philippe Bertoua.

Autre source de malaise soulevé par le collectif " Qui handicape le climat de travail à la communauté urbaine (ndlr : alors qu'on attend encore la nomination d'un délégué du gouvernement), c'est que l'organisation de travail mise sur pied par le secrétaire général nommé par décret présidentiel le 10 juillet, s'est vu stoppé par la tutelle ". En effet, une initiative de Dominique Sabolo Meyama, Sg de la communauté urbaine, à savoir la mise sur pied d'une commission de recouvrement, qui pendant huit jours a pu collecter une somme de 5,8 millions Fcfa, a été stoppé par le préfet du Lom et Djerem lors d'une réunion avec les ouvriers de la communauté mercredi 27 août 2008, pour défaut de formalités d'usage. Par la suite et dans l'optique de trouver une solution définitive, le préfet Rim a Mboussi a tenu une autre réunion avec les maires des deux communes le 1er septembre 2008 pour réfléchir à l'augmentation des recettes dans ces deux mairies.
Réagir à l'article

   

 

ARCHIVES