Directeur de la Publication p. i. Alain Blaise Batongue
   

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SYMBIOSE | 12 Sep 2007
Siremy Semengue : Nous attendons que le gouvernement nous mette à l’épreuve
Chercheur, il dit avoir mis sur pied une molécule qui soigne le Sida.
Propos recueillis par D.E

Vous dites avoir développé une molécule permettant de soigner le Vih/Sida. De quoi s’agit-il ?
Les membres de mon association et moi avons mené une recherche dans le but d’apporter notre contribution dans la lutte contre le Sida. C’est dans ce sens que nous avons réussi à isoler une molécule organique azotée et phosphatée qui a la particularité de réagir avec de l’eau dans la cellule et libérer l’oxygène de l’eau. Ce qui entraîne une production élevée d’oxygène dans la cellule, au niveau des mitochondries. C’est cet oxygène qui détruit les virus.

Comment en êtes-vous à ce résultat ?
Nous n’avons pas fait de recherche empirique. Nous sommes partis de la molécule vers la plante qui est macérée. Pendant les mélanges, cette molécule n’est pas détruite par les enzymes que produisent les plantes. Il faut préciser que nous travaillons dans le cadre de la phytothérapie. Le principal souci ici étant de travailler avec des plantes non nocives. Nous n’avons pas besoin d’un espace comme celui des laboratoires modernes pour arriver à ces résultats. Il y en a même qui sont comestibles que nous utilisons au jour le jour. L’avantage de notre médicament est qu’il ne produit pas d’effets secondaires. Les mutations du virus ne sont pas possibles.

Ce sont des affirmations assez graves. Qu’est-ce qui dit que vous n’êtes pas de ces charlatans que l’on rencontre dans la rue et qui se nourrissent du désespoir des malades ?
Nous ne le sommes pas. Nous souhaitons être mis à l’épreuve. Nous voulons que le ministre de la Santé publique nous mette à l’épreuve, ainsi que l’Organisation mondiale de la santé. Cela fait sept ans que nous essayons d’avoir les autorisations nécessaires pour l’exploitation. Au ministère de la Santé, on nous a demandés de transformer le produit et de le stocker. C’est à cette phase que nous sommes bloqués. Nous attendons d’être mis à l’épreuve et tout le monde pourra savoir si nous disons la vérité ou pas.

Quelle est votre formation initiale ?
Mes collaborateurs et moi étions inscrits en biologie animale à la faculté des Sciences de l’université de Yaoundé I. Lorsque nous avons commencé à faire nos recherches, nous avons arrêté avec les cours car, nous n’avions pas de temps pour poursuivre les études. C’est pour cette raison que nous avons choisi d’arrêter nos études.
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