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11 Nov 2009
Affaire Chantier naval : Le Contrôle supérieur de l’Etat disculpe Forjindam

La défense soutient que l’audit mené par cette institution, à l’instar de celui de la Bad, n’a trouvé aucune anomalie dans la gestion de l’ancien Dg.

L’affaire du Chantier naval et industriel du Cameroun s’est poursuivie hier, mardi, 10 novembre devant le tribunal de grande instance (Tgi) du Wouri à Bonanjo. Une audience qui s’est poursuivie, à l’instar de celle de lundi, par la cross examination de Mimlend Jérôme, le premier témoin présenté par le ministère public. Il a donc été interrogé pendant toute l’après midi par les avocats de Zacchaeus Forjindam et de Moutngui Esther, les deux accusés présents à l’audience d’hier. Pendant cette audience, l’ancien Directeur général du chantier naval et industriel du Cameroun (Cnic) a posé quelques questions au témoin du ministère public.

Lors de cette audience, Forjindam a déclaré n’être intervenu dans cet audit que lors de la restitution des travaux. Le Chantier naval avait été, d’après lui, exclu de la passation de cet audit dont seule la Société nationale d’hydrocarbure (Snh) avait formellement interdit de prendre en compte toute observation venant de l’institution dont il avait la charge. Ce que rejette l’expert comptable et commissaire aux comptes de la Snh. D’ailleurs, à en croire Me Para Issofa, avocat de la défense, cet audit avait une mission d’investigation. Car, d’après cet avocat, trois audits avait été réalisés au Cnic pendant cette même période. Et des conclusions, il en ressort que «l’audit du Contrôle supérieur de l’Etat n’a trouvé aucune anomalie. Idem pour l’audit qui a été réalisé par la Banque africaine de développement (Bad)», explique l’avocat. A en croire l’avocat, au terme de ce constat, les inspecteurs du Contrôle supérieur de l’Etat auraient refusé de déposer pendant l’information judiciaire menée par le juge Vieux Eyiké, «parce qu’ils n’avaient rien trouvé». Ce qui a eu comme conséquence de faire durer cette étape de la procédure. En guise de réponse, Mimlend Jérôme affirme que «cet audit n’avait pas le même objectif, même si par extraordinaire il avait été fait».

Dans la même lancée, Zacchaeus Forjindam demande à l’expert comptable de revenir sur ses conclusions et de présenter des excuses au Cnic. Ce pour la simple raison que «les bailleurs de fonds tels que la Bid, la Bad, la Bdeac, l’Ing le Fno… ont rejeté le rapport fait par la société Cameroun Audit Conseil», soutient l’ancien Dg du Cnic. Un rejet que le témoin déclare ne pas connaître surtout que d’après lui, les raisons de ce rejet n’ont pas été données. Il se base par ailleurs sur le fait que «l’actionnaire partiel ou total est le seul à pouvoir approuver et confirmer un rapport», se défend-il.
Pour Forjindam, cet audit n’avait pas sa raison d’être car d’après l’ancien Dg, la somme d’un milliard 205 millions de francs Cfa et 570 autres millions ont été versés pendant la période de l’audit. «C’est une distribution fictive», clame le témoin. Une justification qui ne rassure pas Forjindam, qui se conforte dans l’idée qu’il était question pour lui de montrer que le Cnic était mal géré.

Blaise Djouokep (Stagiaire)

   
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