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Vivre aujourd'hui

20 Nov 2009
Douala : Arnaque autour de la plaque Cemac

Les forces de maintien de l’ordre exigent environ 3.000 Fcfa
aux contrevenants.

Le cauchemar des automobilistes de la ville de Douala ne disposant pas encore la plaque d’immatriculation de la Communauté économique et monétaire d’Afrique centrale (Cemac) a commencé hier, mercredi 18 novembre. Après la phase de sensibilisation lancée il y a quelques mois, le ministère des Transports est passé à l’étape de la répression. Plusieurs carrefours de la ville ont été pris d’assaut aux premières heures de la matinée par les éléments des forces de maintien de l’ordre. Ces derniers traquent tous les conducteurs de véhicules ordinaires et chauffeurs de taxis, qui ne se sont pas encore conformés à la réglementation. «Un service spécial a été commis pour assurer ces contrôles dans la ville depuis ce matin», indique Patrice Weguie, un policier du commissariat du 4e arrondissement rencontré au niveau du Rond Point IV.

Plusieurs dérives sont cependant déjà observées dans cette opération de contrôle de la plaque d’immatriculation Cemac. Certains automobilistes qui n’ont pas la pièce monnaient pour échapper au contrôle. Toutefois, ils doivent débourser entre 3.000 Fcfa et 5.000 Fcfa. Une arnaque fortement dénoncée par les chauffeurs de taxi qui refusent de verser un seul sou à ces éléments véreux. Leurs véhicules sont alors transférés à la fourrière et les pièces du véhicule confisquées. «J’ai le reçu qui prouve que j’ai déjà la plaque Cemac. Mais le service de contrôle refuse de m’écouter. Il a tout simplement transporté mon taxi au Gmi», fulmine Eladfru, un chauffeur de taxi. Guy Merlin Djokuo quant à lui n’a pas eu cette chance. Il a été molesté par les éléments du 4e arrondissement. La chemise qu’il portait ce matin a été déchirée. «J’ai été interpellé par les éléments de contrôle aux environs de 7h et j’ai d’ailleurs obtempéré. A ma grande surprise, ils me disent que je n’ai pas de plaque d’immatriculation Cemac.

Mon véhicule n’est en circulation que depuis deux mois, néanmoins, j’ai sorti mon récépissé de dépôt pour les prouver que je suis en règle», dit-il larmoyant. Les automobilistes qui ne sont pas en règle continuent ainsi de circuler dans la ville alors que le service de contrôle affirme qu’il souhaite faire respecter la réglementation. «L’objectif de cette opération est de permettre à tous les automobilistes d’avoir leur plaque Cemac. Notre pays étant le dernier de la sous région à appliquer cette loi. Tous ceux qui ont des attestations doivent passer chez leur distributeur récupérer leur plaque», explique Hamidou Maidoki, Délégué régional des Transports pour le Littoral. La phase répressive entamée hier est à durée indéterminée.

Sandrine Tonlio

   
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