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Institutionnel

02 Sep 2010
Douala Ier : Des avantages financiers divisent le conseil municipal

La délibération finalement votée hier accorde des privilèges au receveur, secrétaire général, fondé de pouvoirs et comptable matières.

Un conseil municipal au pas de course. 2h15mn : telle est la durée de la session ordinaire du conseil municipal de la mairie de Douala Ier, tenue hier mercredi, 1er septembre. Le maire de cette commune d’arrondissement, président de ladite session consacrée à l’examen du rapport d’activités à mi-parcours s’est d’ailleurs dit satisfait. «Ce conseil a exactement fait 2h15 mn. Je propose qu’on applaudisse. Nous allons continuer cette démarche d’informations», se réjouit-il. Un conseil à la va-vite qui n’a malheureusement pas connu la phase fatidique des débats. «Nous ne reviendrons pas sur ce point parce que nous avons longuement discuté hier (mardi dernier) au cours de la commission conjointe». Tel est le refrain servi par le maire Jean Jacques Lengue Malapa à tout conseiller qui émettait des réserves.

Une réaction qui a visiblement offusqué certains conseillers municipaux qui ont contesté une des délibérations. Il s’agit en fait de celle concernant les avantages que doivent désormais bénéficier certains responsables (receveur municipal, comptable matière, secrétaire général et du fondé de pouvoir). Ils auront droit aux frais de téléphone, d’entretien de leur véhicule, d’eau et d’électricité.
«On ne va pas accorder des avantages à l’emporte-pièce», martèle le conseiller Massoma. Une délibération qui avait déjà été rejetée lors du conseil municipal d’avril dernier. «Et aujourd’hui, le maire la ramène sous d’autre dénomination. On ne peut pas parler d’avantages réservés seulement à certains responsables. Parce que certains cadres de la mairie sont lésés», confie Hilaire Zipang, conseiller du Mouvement progressiste (Mp). Pour Mme Ekouala, les avantages ne sont pas une affaire de «personne, mais ils sont liés au poste».

Des remarques qui sont balayées d’un revers de la main par Lengue Malapa. «En ce qui concerne la gestion du personnel, nous avons une certaine expérience», argue ce dernier. La délibération sera toutefois adoptée, soit 20 voix sur 38. Par ailleurs, le maire a reçu l’onction des conseillers de rechercher des partenaires pour «la construction d’une plage municipale qui fait tellement défaut à notre ville. Le bord du fleuve doit être exploité», indique Lengue Malapa. Les recettes du budget 2010 au 31 juillet sont évaluées à 479.024.571 francs Cfa sur les prévisions de 1.200.715.000 francs Cfa ; soit un taux de réalisation de 39%.
Les difficultés de recouvrement étant liées à certaines taxes nouvellement attribuées aux communes, la non couverture de certaines zones d’activités, et la nouvelle loi sur la fiscalité locale. Les dépenses quant à elles sont évaluées à 493.782.527 francs Cfa. Mais l’exécutif communal se dit optimiste. «Puisque la nouvelle loi sur la décentralisation nous ouvre un pan pour augmenter nos recettes», dit le maire.

Sandrine Tonlio

   
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