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Supplément cultures

02 Sep 2010
Koffi Amoin : Une vie de comédie

La vedette ivoirienne du petit écran a séduit le public camerounais au Fithed 2010.

Avec toujours un grand sourire au bout et ce grand foulard sur sa tête, la comédienne ivoirienne ne passe pas inaperçue. Il faut dire que cette mère de quatre enfants qui joue le rôle d’une villageoise aux côtés de sa petite sœur, Gbazé Thérèse et de son époux Kouadio dans la cour basse de la série ivoirienne « Ma famille », diffusée à la chaîne de télévision francophone, Tv5 est une star. Koffi Amoin, la comédienne originaire de Daoukro, au Centre-Est de la Côte-d’ivoire a fait ses débuts dans le théâtre vers les années 1970, quand elle faisait ses premiers pas à l’école primaire école primaire public de Yamoussoukro.
Depuis, la comédienne n’a pas lâché prise. En 1983, elle prend la ferme résolution de s’investir dans la profession. Ce qui l’a conduit à intégrer la série ivoirienne «Ma famille» réalisée par Akissi Delta. L’expérience avec les autres membres du groupe va durer sept années avant la suspension pour des «raisons financières» du feuilleton très prisé par les téléspectateurs.

Hormis cette série très populaire, Amoin participe à plusieurs festivals internationaux de théâtre et de contes. C’est d’ailleurs le cas du festival international de théâtre pour le développement (Fithed), auquel elle vient de prendre part en tant qu’invité et intervenante, vendredi 27 août 2010, à Bafia dans la région du centre Cameroun. Au cours de cet évènement culturel, elle a séduit les spectateurs à travers contes et spectacles dont «le prix du mensonge», «L’amitié», «l’ingratitude» et bien d’autres. A l’entendre conter, on aurait presque les larmes aux yeux, car les messages qu’elle transmet racontent la société. Amoin nous transporte tout simplement dans le monde animal alors qu’en réalité, il s’agit des hommes qu’elle évoque dans ses contes. «La comédie, c’est ma vie, à part cet art, je ne fais rien d’autre dans ma vie», rajoute, la comédienne aux talents qui vient de tourner un long métrage au Burkina Fasso «Mariage à trois visage».

Koffi Amoin, l’artiste ne cache pas son amour pour le Cameroun, pays qui l’accueille pour la troisième fois consécutive à l’occasion du Fithed, dans les villes de Yaoundé et de Bafia, où elle a séjourné. Elle pense d’ailleurs que l’art camerounais est porteur de message, « Il y a un avenir promoteur de la culture camerounaise et de son art, si seulement ceux-ci ont un bon suivi, tant au niveau du gouvernement, qu’au niveau artistique» dit-elle.
Les sensations fortes de cette aventure n’ont pas laissé indifférente l’artiste et l’ont même menée à découvrir l’accueil chaleureux de ses confrères camerounais que ceux-ci lui ont réservé. « J’ai particulièrement été marquée par la symbiose dans laquelle les différents comédiens venus de divers pays d’Afrique ont travaillé. J’ai beaucoup apprécié l’implication du maire de la commune de Bafia, dans l’organisation du festival international de théâtre pour le développement et de plus, je tiens à saluer les prestations des artistes comme Major Assé du Cameroun, celle de l’équipe congolaise et tchadienne, que j’ai trouvé formidable et encourageant», a-t-elle indiqué. Après trois jours passés dans le Mbam et Inoubou, la comédienne Amoin, a su apprécier les saveurs de la cuisine du terroir. Le couscous de maïs accompagné de sauce Gombo et arrosée de dolo titille encore ses papilles gustatives.

Carine Marthe Guiliyack

   
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